La boîte à pépites des logiciels, IA et formations français.

IA immobilier : les solutions françaises vérifiées, tarifs et hébergement

Publié le 2026-08-14 · mis à jour le 2026-08-14

En bref : le catalogue Pipook référence aujourd’hui 5 IA immobilières françaises vérifiées fiche par fiche, pas 10. Elles ne couvrent pas les mêmes usages qu’un top généraliste : trois s’adressent à des foncières et des professionnels du bâtiment (données techniques, ESG, appels d’offres BTP), et deux seulement à des agents ou agences immobilières au sens classique. Voici ce qui est vérifié, ce qui coûte quoi, et ce qui manque encore.

« IA immobilier » recouvre plus que l’agence

Chercher une IA immobilière fait souvent penser à l’estimation de prix ou à la visite virtuelle pour un acheteur ou un vendeur particulier. Dans le catalogue vérifié, la réalité du marché français est différente : sur les cinq outils identifiés, deux seulement s’adressent directement à des agents ou agences (Keyzia, Hektor), et trois relèvent d’un usage plus technique, pensé pour des foncières, des gestionnaires d’actifs ou des entreprises du bâtiment (Beeldi, Deepki, Brijyt). Ce n’est pas une lacune de recherche : c’est la photographie honnête d’un marché où l’IA appliquée à l’immobilier s’est d’abord développée côté gestion de patrimoine et données techniques, avant de couvrir les usages grand public.

Les deux familles d’IA immobilière vérifiées

  • Agent et agence, transaction et relation client : Keyzia centralise plus de 1 000 données par adresse (urbanisme, DPE, transactions, propriétaires) derrière un assistant conversationnel multi-modèles (GPT, Claude, Mistral, Gemini) pour scorer le potentiel d’un bien. Hektor, un CRM immobilier édité par La Boîte Immo, embarque « Hektor Voice » (assistant IA vocal) et une fonction de rédaction automatique d’annonces, deux usages explicitement décrits comme IA par l’éditeur.
  • Gestion technique du bâtiment et du patrimoine : Beeldi centralise les données d’équipements techniques pour les foncières et le facility management, avec trois briques d’IA dédiées (reconnaissance d’équipements par image, lecture automatisée de rapports de contrôle réglementaire, génération de plans pluriannuels de travaux). Deepki fait de même côté ESG, avec une simulation IA de l’impact de travaux de rénovation (Virtual Retrofits) sur plus de 6 500 bâtiments suivis. Brijyt, plus en amont dans la chaîne du bâtiment, automatise l’analyse des appels d’offres et la rédaction de mémoires techniques pour les artisans et PME du BTP.

À retenir

  • 5 IA immobilières françaises vérifiées à ce jour, pas 10 : le catalogue n’affiche que ce qui a été contrôlé fiche par fiche.
  • Une seule affiche un tarif public (Keyzia). Les quatre autres se vendent sur devis.
  • Aucune IA française d’estimation de prix grand public ni de visite virtuelle 3D n’est encore vérifiée dans cette catégorie.

IA immobilières françaises vérifiées : tarifs et hébergement

Outil Profil visé Fonction IA vérifiée Tarif à partir de Hébergement
Keyzia Agents, syndics, gestionnaires Assistant multi-modèles, scoring de biens (KeyScore) Gratuit, puis 49 €/mois/utilisateur France (Azure France + O2Switch)
Hektor Agences immobilières indépendantes Hektor Voice (assistant vocal) + rédaction automatique d’annonces Sur devis Non communiqué publiquement
Beeldi Foncières, facility management Reconnaissance d’équipements par image, lecture de rapports de contrôle Sur devis Non communiqué publiquement
Brijyt Artisans et PME du BTP Analyse de DCE/CCTP, génération de mémoires techniques Sur devis France, avec une part hors UE (AWS Irlande)
Deepki Foncières, gestionnaires d’actifs Simulation IA de rénovation (Virtual Retrofits), scoring ESG Sur devis Non communiqué publiquement

Deux nuances avant de comparer. D’abord, « sur devis » ne signifie pas « hors budget » : Beeldi et Deepki s’adressent à de grandes foncières, mais Hektor cible spécifiquement les agences indépendantes, un profil plus proche d’une TPE. Ensuite, « non communiqué publiquement » ne veut pas dire que les données quittent l’Union européenne, seulement que l’éditeur ne le précise pas sur ses pages publiques à la date de vérification : à demander directement avant signature si ce critère pèse dans la décision.

Quelle IA immobilière selon votre métier ?

Un agent ou une agence indépendante qui veut un assistant pour analyser des biens, suivre un portefeuille et détecter des opportunités se tourne vers Keyzia, qui propose un plan gratuit pour tester avant d’engager un budget. Une agence qui publie beaucoup d’annonces et veut automatiser leur rédaction et un accueil vocal se tourne vers Hektor, qui combine ces fonctions IA à un CRM transactionnel classique. Une foncière ou une équipe de facility management multi-sites relève de Beeldi pour la donnée technique du bâtiment, ou de Deepki pour le suivi ESG et la simulation de travaux de rénovation à l’échelle d’un patrimoine. Un artisan ou une PME du BTP qui répond à des appels d’offres gagne du temps avec Brijyt sur l’analyse des dossiers de consultation et la rédaction des mémoires techniques.

Ce qui manque encore au catalogue vérifié

Deux usages fréquemment associés à l’IA immobilière à l’international n’ont, à ce jour, aucun représentant français vérifié dans le catalogue : l’estimation automatisée de prix pour un usage grand public (type avis de valeur instantané) et la visite virtuelle 3D. Le CRM immobilier Bunji s’approche du premier usage avec un avis de valeur automatisé bâti sur 14 millions de transactions de la base DVF, mais sa fiche officielle ne présente jamais cette fonction comme de l’IA : elle reste donc classée comme CRM, pas comme IA immobilier, pour ne pas surqualifier un outil au-delà de ce que son propre éditeur revendique. Ce vide n’est pas définitif : il reflète l’état de la vérification à date, pas l’absence supposée de tels éditeurs en France.

Les erreurs fréquentes à éviter

Confondre automatisation et IA. Un CRM immobilier qui envoie des relances programmées ou calcule une estimation à partir d’une base de données n’est pas nécessairement « IA » au sens où son éditeur revendique le terme : Hektor et Keyzia l’affichent explicitement dans leurs fonctions, ce n’est pas le cas de tous les CRM du secteur. Comparer un outil grand public à un outil B2B sur devis. Beeldi et Deepki sont vendus à des foncières et des grands comptes de facility management, pas à un particulier ni à un agent indépendant : leur absence de tarif public n’est pas un manque de transparence, c’est la logique commerciale du segment. Réduire « IA immobilier » à l’agence. Trois des cinq outils vérifiés (Beeldi, Deepki, Brijyt) s’adressent à la gestion technique du bâtiment ou au BTP, pas à la transaction : un besoin d’assistant pour vendre ou louer ne trouve pas de réponse dans ces trois fiches. Prendre un chiffre auto-déclaré pour une donnée vérifiée, en particulier les volumétries d’usage annoncées par certains éditeurs sur leurs propres pages, sans confirmation par une source tierce indépendante.

Pour comparer les IA immobilières fiche par fiche, tarifs et hébergement constatés à l’appui, direction la catégorie IA immobilier.

Questions fréquentes

Combien d'IA immobilières françaises sont vérifiées aujourd'hui sur Pipook ?

Cinq, à la date du 14 août 2026 : Keyzia, Beeldi, Brijyt et Deepki dans la catégorie « IA immobilier » du catalogue, plus Hektor, un CRM immobilier catalogué à part mais dont deux fonctions sont explicitement présentées comme IA par son éditeur (assistant vocal, rédaction automatique d'annonces). Le catalogue s'enrichit par vagues de vérification successives, jamais par anticipation sur ce qui n'a pas encore été contrôlé fiche par fiche.

Existe-t-il une IA française pour l'estimation automatique du prix d'un bien ?

Pas dans la catégorie « IA immobilier » vérifiée à ce jour. Le CRM immobilier Bunji, catalogué dans la catégorie CRM, propose un avis de valeur automatisé à partir d'un historique de 14 millions de transactions issues de la base DVF, mais sa fiche officielle ne revendique nulle part le terme IA pour cette fonction : il reste donc hors de ce comparatif, pour ne pas qualifier d'IA un outil que son propre éditeur ne présente pas comme tel.

Existe-t-il une IA française de visite virtuelle 3D pour l'immobilier ?

Aucune solution de ce type n'est vérifiée à ce jour dans le catalogue. C'est un écart assumé avec les outils habituellement cités à l'international (type Matterport) : la vérification n'a pas encore identifié d'éditeur français positionné spécifiquement sur la visite virtuelle 3D immobilière.

Combien coûte une IA immobilière française ?

Sur les cinq solutions vérifiées, une seule affiche un tarif public : Keyzia, avec un plan gratuit puis 49 €/mois par utilisateur. Les quatre autres (Hektor, Beeldi, Brijyt, Deepki) sont vendues exclusivement sur devis, une pratique courante pour des outils B2B destinés aux foncières, aux agences ou aux PME du bâtiment plutôt qu'à un usage grand public.

Ces IA immobilières respectent-elles le RGPD sur les données de biens et de clients ?

Keyzia et Brijyt communiquent explicitement sur un hébergement majoritairement en France (avec, pour Brijyt, une part d'infrastructure hors UE via AWS Irlande). Hektor, Beeldi et Deepki ne précisent pas publiquement le pays d'hébergement de leurs données à la date de vérification. Le RGPD s'applique dans tous les cas dès qu'un traitement porte sur des données à caractère personnel (coordonnées de prospects, locataires ou propriétaires), quel que soit le pays de l'éditeur : le point à vérifier avant de signer est le contrat de sous-traitance (DPA) avec l'éditeur, pas seulement sa nationalité.

Quelle IA immobilière choisir selon son métier ?

Un agent ou une agence qui veut un assistant de prospection et d'analyse de biens se tourne vers Keyzia ; une agence qui veut automatiser la rédaction d'annonces et un assistant vocal se tourne vers Hektor. Une foncière ou une équipe de facility management multi-sites relève plutôt de Beeldi (données techniques du bâtiment) ou Deepki (ESG et simulation de rénovation). Un artisan ou une PME du BTP qui répond à des appels d'offres se tourne vers Brijyt (analyse de DCE, mémoires techniques).

Sources : Beeldi lève 8 millions d'euros pour récolter et exploiter les données techniques des bâtiments (Usine Digitale) (consulté le 2026-08-09) · Deepki boucle une nouvelle acquisition au Royaume-Uni (Maddyness) (consulté le 2026-08-09) · Intelligence artificielle : recommandations de la CNIL pour le développement des systèmes d'IA (consulté le 2026-08-14)

100 % français

Uniquement des solutions éditées par des entreprises françaises, éligibilité vérifiée.

Sourcé et daté

Chaque donnée porte sa source et sa date de constat. L’invérifiable est « non communiqué ».

Conformité en clair

RGPD, NF525, eIDAS, SecNumCloud : les obligations expliquées et vérifiées par fiche.

Indépendant

Liens affiliés divulgués, jamais d’influence sur l’ordre éditorial. Notre charte est publique.